On aurait dû être sur la route des grandes Alpes...
Alors a la place:
On était passé chez Yam à Pontarlier pour la voir, ça faisait longtemps que je suivais les infos sur le net, mais j’étais très impatient de la découvrir en vrai

. Après un rapide coup d’œil, on a grimpé dessus Cathy et moi pour bien nous rendre compte des capacités de l’engin. Pour l’essayer faudra attendre que la météo s’améliore en ce mois de juin froid et gris

. Enfin l’été pointe le bout de son nez et ce vendredi soir nous passons chez le concessionnaire pour prendre rendez-vous pour le lendemain. J’avoue que ça bouillonnait dans mon crâne en attendant l’heure

. On y va… en BàR

, on arrive et on demande si c’est toujours ok pour l’essai, pas de problème, la bête est sortie aussitôt et c’est sans attendre que je grimpe dessus, heu grimper c’est bien le mot et Cathy a du mal à atteindre la selle passager

. Le bruit du moteur est particulièrement feutré mais loin du son de 2 chevaux de certains bi (dont ma regrettée Caponord faisait partie). On y va… je laisse la position T au tableau de bord, cartographie Touring. En ville, dans la circulation, ça se passe bien la moto se laisse mener sans heurt ni réprobation, ça ne cogne pas, ça ne vibre pas non plus. On sort d’agglomération, un peu de gaz mais j’ai l’impression que la moto veut rester sur un rythme pépère

, on sent bien la poussée mais ça n’arrache pas les bras comme la Stelvio. Un coup de pouce sur le commutateur de droite, le T se change en S au tableau de bord et le comportement moteur change aussi, son plus rauque de l’échappement et montée dans les tours beaucoup plus vigoureuse

. Enfin on attaque une section un peu plus viroleuse, entame tranquille pour bien comprendre le mode d’emploi de la belle

. On ne va pas trop tirer sur la mécanique puisque la moto a 150 km mais de toute façon il n’y en a pas besoin, c’est coupleux et le moteur ne rechigne pas à descendre très bas pour reprendre sans sourciller. La boite et la commande d’embrayage sont très douces

. Je regarde l’odomètre et je suis surpris par ce qu’il indique, l’impression de vitesse est un peu gommé par la douceur ambiante

. On enchaine les virages avec une facilité déconcertante, frein moteur au top, freins au top, cardan sans réaction, je retrouve les sensations que j’avais oublié en abandonnant mon Aprilia

. A Longeville, je prends un chemin de chèvres qui doit nous amener jusqu’à Evillers, quelques épingles bien serrées avec un revêtement défoncé ne semble pas perturber la Nippone. La bulle réglée en position basse ne me protège pas trop, j’ai l’impression d’être à bord d’un roadster, j’en prends plein la poire et le bruit est terrible (a essayer avec un pare brise monté d’un cran, faut des outils, c’est bien dommage)

. A Ouhans, une bande de motards semblent être perdue, je demande, « non,non » me répondent-ils, j’aurais bien fait un bout de route avec eux pour pouvoir comparer un peu ma monture avec les leurs

. Sombacour, arrêt photo et retour tranquille par la grande route, enfin tranquille, faut surveiller le compteur car sinon attention c’est le carton rouge

. Arrivée à destination, Cathy a du mal à descendre, c’est vrai que c’est haut derrière. Je suis conquis, s’il n’y avait pas cette histoire d’argent… et ces valises si moches.
Les +
- Moteur sympa
- Douceur de l’ensemble
- Tenue de route
- Hauteur de selle
- Assise passager confortable
- Freins
- Cardan
Les –
- Hauteur de la selle et des repose-pieds passager
- Tableau de bord sans commande au guidon
- Bulle ne protégeant pas suffisamment (pas de réglage facile)
- Bruit du moteur quelconque
- Carto Touring sans intérêt
- Tarif élitiste
Quelques photos:




